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TRÉSOR |
SNCT-CGC Syndicat National des Cadres A du Trésor 2, rue Neuve Saint-Pierre 75181 PARIS Cedex 04 Tél. : 01.53.17.86.68
– Fax. : 01.53.17.86.60 Mél : info@snct.net Site : www.snct.net Regards et Perspectives n° 61 Août 2007 |
FUSION DGCP-DGI : RENCONTRE DU 31
JUILLET AVEC M. WOERTH
Une délégation de la
Fédération CGC du MINEFI composée de Christian CHAPUIS Président, Alain
LEBLANC, Secrétaire Général, Gérard GEANTY, Vice-Président du SNCT-CGC, et
Gilles POUGET, Secrétaire Général Adjoint de la CGC-Impôts, a été reçue (ainsi
que la CFTC et l’UNSA) par M. Eric WOERTH, Ministre du Budget, des comptes
publics et de la fonction publique, entouré de M. Sébastien PROTO, Directeur
Adjoint du Cabinet en charge de la modernisation de l’Etat, M. Philippe RAMBAL,
Chargé de mission et Jean BASSERES, Secrétaire Général du MINEFI. Le
ministre a confirmé que deux pistes de réforme étaient envisagées :
l’administration fiscale unique (transfert du recouvrement de l’impôt à la
DGI) ou la fusion complète DGCP-DGI. Une réunion aura lieu début septembre
avec les 7 fédérations du MINEFI suivies de réunions bilatérales. La décision
sera prise fin septembre.
L’avis du
SNCT-CGC : Nous rappelons que
nous sommes ouverts à toutes réformes dont l’objectif est de rendre un meilleur
service à l’usager tout en réalisant des économies budgétaires. Entre une
réforme limitée à l’administration fiscale unique, déjà envisagée en 2000 et
dont le souvenir a laissé un goût amer dans le réseau du Trésor public, et une
réforme plus ambitieuse de fusion entre les deux directions générales, notre
préférence va, a priori à la seconde mais sous la réserve impérative d’une
information plus complète quant aux garanties attendues.
Il nous semble
que les deux directions générales actuelles avec leur histoire, avec leur
culture, avec leurs réseaux peuvent utilement travailler ensemble, en bonne
intelligence, pour la collectivité nationale, ce qu’elles ont d’ailleurs
commencé à faire. Il nous semble également que la fusion envisagée doit
absolument s’appuyer sur le métier de comptable public lequel avec ses
composantes, notamment la responsabilité personnelle et pécuniaire, par
ailleurs susceptible d’évolution, constitue la clé de voûte de l’organisation
financière de l’Etat au travers de ses deux principales missions du
recouvrement et de la gestion publique. Cette caractéristique originale de
notre administration financière dont les mérites sont exemplaires au point
d’être largement exportés à travers le monde sont, à notre sens, une garantie
incontestable du contrôle de la bonne utilisation des deniers publics et un
outil précieux pour l’exécution de la LOLF.
De plus, le réseau
finement maillé du Trésor public, notamment en milieu rural, est un gage de
proximité pour les usagers mais aussi pour les élus qui apprécient le service
rendu comme en témoignent toutes les enquêtes d’opinion. Seule la fusion
générale permettrait d’utiliser ces implantations dont on imagine mal la
responsabilité partagée.
En résumé, les
avantages que nous voyons à la fusion générale sont : l’évitement d’une
confrontation DGI-DGCP, la perspective d’une unité de commandement, les
économies sur les fonctions support, l’amélioration de l’effet réseau et
l’enrichissement des personnels au niveau « métiers ».
Toutefois, le
plus important pour nous c’est d’assurer les conditions de la réussite de cette
réforme qui passe obligatoirement par
son appropriation par les cadres, qui sont nos mandants. Pour motiver cet
encadrement toujours prêts à relever des défis, il est absolument indispensable
de l’associer à la mise en œuvre de la réforme et de lui donner de la
visibilité notamment en matière de statut, de carrière et de rémunération dont
l’amélioration pourrait être rendue possible en utilisant une partie des gains
réalisés. Il faut se souvenir que l’échec de la « mission 2003 » a
été du, pour une grande part, à l’absence de volet social de la réforme qui laissait
les personnels dans l’incertitude et le doute : comment peut-on adhérer à
un projet et le partager sans savoir ce que l’on va devenir ?
NOUVELLES RÈGLES DE GESTION EN CAS DE
DÉCLASSEMENT DES POSTES
Le Directeur Général a annoncé les nouvelles
règles suivantes au CTPC du 12 juillet 2007 :
·
La garantie de rémunération indemnitaire
évoluera comme suit durant les trois années suivant le déclassement :100
%, 100 % et 50 % (au lieu de 100 %, 100 % et 33 % depuis 2005).
·
Les comptables qui s’engageraient à partir à la
retraite durant l’année 2010 (3ème année après 2008 et 2009)
bénéficieraient cette année-là d’une garantie maintenue à 100 % (au lieu
de 50 %).
Le
SNCT-CGC se réjouit de l’assouplissement de ces règles. Les comptables,
notamment ceux en fin de carrière, ne doivent pas souffrir des déclassements et
se voir contraints de choisir entre une mobilité supplémentaire ou une baisse
significative de leurs rémunérations.
HUISSIERS
DU TRÉSOR : LA DIRECTION SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID !
·
Un champ d’action étendu aux créances de
la DGI. A compter du 1er septembre 2007, la
DGCP lance une expérimentation dans 3 départements (Gironde, Rhône et Seine et
Marne) pour une durée de 6 mois. Les actes à signifier seront transmis par la
DGI aux TG qui les répartiront aux différents huissiers. Les TG feront un suivi
statistique et rembourseront les frais accessoires et indemnités de
déplacement.
Le
SNCT-CGC se félicite de l’utilisation maximale des compétences professionnelles
des huissiers, certaines TG ayant tendance, depuis le changement de statut, à
confier parfois aux huissiers des tâches sans grand rapport avec leurs
compétences en raison de baisse des charges traditionnelles.
·
Un nouveau régime indemnitaire décevant. Un
nouveau régime lié au changement de statut avait été négocié entre la Direction
et les OS. Une indemnité différentielle modulée selon les échelons de
4077,30 € à 5726,59 € a été créée, pour les huissiers en place 28 février 2007,
basée sur la moyenne nationale des indemnités d’actes perçues au cours des 3
dernières années. S’agissant d’une réforme statutaire, cette garantie spécifique,
hors GMR, se devait d’être pérenne. Or, une circulaire du 18 juin 2007 en
prévoyait, d’une part, l’interruption « lorsque l’agent obtient
une mutation pour convenance personnelle » et, d’autre part, le
caractère dégressif « au fur et à mesure des gains indiciaires et
indemnitaires résultant d’un changement de corps ou de grade…ou de
fonctions ».
Devant
la protestation des OS, la Direction est revenue sur la disposition prévoyant
l’interruption lors d’une mutation pour convenance personnelle lors du CTPC du
12 juillet. En revanche, le caractère dégressif de l’indemnité différentielle
demeurera a priori en vigueur mais la question est posée au Secrétaire Général
du MINEFI. Le SNCT-CGC dénonce cette interprétation restrictive et rappelle que
les personnels ne doivent pas faire les frais des réformes, notamment
statutaires.
PREMIER BILAN
DU TRANFERT DU DOMAINE EN MATIÈRE DE GRH
·
Fin juin, les demandes d’intégration
s’élèvent à 47 (42 A, 4 B, 1 C).
·
Dans le cadre des mouvements nationaux
des agents de la DGI prenant effet au 1er septembre 2007, il est
recensé 186 arrivées dans le périmètre de transfert valant intégration
dans un grade de la DGCP (84 A, 59 B, 43 C) et 149 retours à la DGI, à
équivalence de grade, hors sphère domaniale (30 A, 61 B, 58 C).
·
Les 168 vacances constatées en juin (54
A, 53 B, 61 C) seront comblées par des agents du Trésor.
TITULARISATION
ET RECLASSEMENT DES INSPECTEURS EN SORTIE DE L’ENT 2007
·
Stagiaires issus de la catégorie B :
selon les dispositions de l’article 5 du décret N° 2006-1827 du 23 décembre
2006 , ils peuvent bénéficier désormais d’un reclassement « à l’échelon
comportant l’indice le plus proche de l’indice qu’ils détenaient avant leur
nomination augmenté de 60 points d’indice brut ».
Cette application n’allait pas de soi car,
d’une part, ce décret n’a pas d’effet rétroactif et les nominations en tant
qu’inspecteurs stagiaires lui sont antérieures et, d’autre part, le nouveau
statut de 2007 (décret N° 2007-58 du 27 février) prévoit désormais que la
nomination doit coïncider avec le classement contrairement au statut de 1995.
Le SNCT-CGC se félicite de cette interprétation favorable.
·
Stagiaires ayant précédemment exercé dans le privé : en vertu des dispositions de l’article 9 du décret précité, « les personnes qui
justifient de l’exercice d’une ou plusieurs activités professionnelles
accomplies sous un régime autre que celui d’agents public, dans des fonctions
et domaine d’activité susceptibles d’être rapprochés de ceux dans lesquels
exercent les membres du corps dans lequel ils sont nommés, sont classées à un
échelon déterminé en prenant en compte dans la limite de sept années, la moitié
de cette durée totale d’activité professionnelle ». Un arrêté du 25 avril 2007, paru au JO du 17 mai 2007, liste
les professions susceptibles d’être rapprochées de la catégorie A du Trésor
public.
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