SNCT-CGC CGC-Impôts
COMPTE RENDU DU
GROUPE DE TRAVAIL SUR
L'INFORMATIQUE DU 4 MARS 2009
La
sphère informatique a fait l'objet du
groupe de travail présidé par M.
RAMBAL, directeur adjoint au directeur général chargé du pilotage du réseau et
des moyens, assisté notamment de Mme V. BIED-CHARRETON, chef du service des
systèmes d'information, en présence de l'ensemble des organisations syndicales,
le 4 mars 2009,
Quatre
sujets étaient inscrits à l'ordre du jour : l'organisation des entités
territoriales informatiques, l'assistance, le recours aux prestations externes
et l'organisation de la production éditique.
En
raison d'échanges longs et intenses, seuls les deux premiers points ont été
principalement abordés.
En
préambule, M. RAMBAL a précisé l'importance qu'il attachait au sujet du jour en
présidant lui-même cette séance qui sera suivie de groupes de travail,
réguliers et permanents, qui seront présidés par Mme V. BIED CHARRETON ; qu'à
cet effet, d'autres points pourront être inscrits à leur ordre du jour.
Rappelons que le dernier groupe
de travail sur l'informatique était celui présidé par le directeur général en
juillet 2008 au cours duquel des grands principes avaient été dégagés (
maîtrise par l'administration de son informatique, la création des directions
locales informatiques,....).
Dans son intervention de début
de séance, la CGC a reconnu que, si des sujets majeurs sont inscrits à l'ordre
du jour, d'autres, certes relevant de la GRH, sont absents, comme ceux touchant
aux règles de gestion des personnels informatiques, en particulier la
clarification du parcours professionnel des informaticiens, l'équité entre ces
personnels et les personnels non informaticiens ; de même, les documents
préparatoires n'exposent à aucun moment le rôle et les missions dévolues aux
futures directions locales informatiques (DLI) dont il n'est pas précisé leur
articulation avec les structures existantes; la CGC a rappelé la problématique
de l'harmonisation indemnitaire notamment celle des cadres supérieurs qui n'a
donné lieu à aucun échange, souhaitant un groupe de de travail sur ce sujet.
Bien entendu, elle s'est montrée favorable à la tenue de groupes de travail permanents propres à
la sphère informatique.
Les autres organisations ont souligné
leur déception à la lecture de la documentation de travail qui ne donne pas de
vision globale, l'absence de schéma directeur informatique, les inquiétudes
touchant à l'avenir de l'informatique elle - même, le devenir des
informaticiens en terme de recrutement, carrière, reconnaissance..., le
chiffrage contestable relatif aux prestations externes, l'harmonisation du
régime indemnitaire des informaticiens ayant donné lieu à divers courriers
restés sans réponse, les conditions de travail
dans les services concernés, les inquiétudes concernant la situation du
programme Copernic et du projet RSP en particulier,...
En réponse, l'administration a indiqué :
-
qu'elle partageait le point de vue des
organisations quant au besoin de transparence des évolutions en la matière y
compris pour les DLI, aux conditions de travail, aux missions elles – mêmes;
-
la nécessité d'un programme de travail
définissant à la fois des principes et et des situations de fait à régler, en
concertation avec les organisations syndicales, lesquelles seront invitées à
faire part en amont des points à évoquer lors des prochaines rencontres;
-
la possibilité de tenir un groupe de
travail sur le schéma directeur informatique, précisant que cette notion a un
sens différent dans les deux réseaux; dans l'ex-dgi il s'agissait plutôt d'une
approche anticipative des futurs projets informatiques et dans l'ex - dgcp
d'une approche organisationnelle des services autour de ces applications;
-
le pilotage homogénéisé et plus resserré
des structures informatiques qui est un sujet essentiel, dans lequel un échelon
intermédiaire, les DLI, est à positionner; le travail effectué en interne, et
non abouti à ce jour, soulève des interrogations sur les différents processus
envisagés; dans ces conditions, un diagnostic complet s'avère au préalable
nécessaire, à présenter au début de 2010 pour une mise en place des DLI en
2012;
-
la fusion ne modifie pas les garanties
actuelles dont bénéficient les personnels, fondées sur le principe des deux
filières de gestion;
-
l'inscription effective de la thématique
des conditions de travail dans les structures informatiques dans le thème
généraliste des conditions de travail traité par ailleurs;
-
au sujet des rémunérations des
informaticiens et de l'indemnitaire notamment, qu'il conviendra d'en discuter,
au même titre que les régimes indemnitaires des comptables, des personnels des
écoles, dans un groupe de travail avant l'été.
Sont en suite abordés les deux premiers
points de l'ordre du jour, l'organisation des structures informatiques
territoriales et l'assistance.
Sur
le premier point, rappelons les principaux éléments du paysage informatique :
|
DONNEES |
Ex – DGI |
Ex - DGCP |
|
Développement des applications |
Exclusivement en administration centrale |
Majoritairement dans les Départements
Informatiques du Trésor (DIT) |
|
Exploitation des applications |
Exclusivement en Centres de Services
Informatiques (CSI) |
Majoritairement en DIT |
|
Pilotage et rattachement des
structures locales |
Chaque CSI est un Service à
compétence Nationale (SCN) rattaché au chef du service des systèmes
d'information de la DG |
Les DIT sont un service de la Trésorerie Générale (TG) |
Cet ensemble représente 5 200
informaticiens, soit 3 200 à l”ex- dgi (dont 800 en Administration Centrale) et
2 000 à l'ex-dgcp (dont 320 en AC).
Le réseau est constitué de :
-
16 CSI, plus le Centre de Services de
Noisiel, regroupant 2 400 agents (soit 60 à 200 agents par CSI); ces services
gérent leurs ressources humaines et
budgétaires et disposent d'un dialogue social propre ( CTPS, CAPL, ..);
-
32 DIT (avec le Centre Editique de
Meyzieu) regroupant 1 700 agents (soit environ 54 agents par DIT);
-
sur ces 49 structures 10 d'entre elles
sont implantées dans une même ville : Bordeaux, Clermont - Ferrand, Lille,
Lyon, Marseille, Nantes, Nemours, Rouen, Strasbourg et Versailles.
Dans ce contexte, le projet de
l'administration de constituer, dans une étape intermédiaire, les DIT sous la
forme de SCN, dans l'attente de mise en place des DLI a été discuté avec les
organisations syndicales.
Après des échanges nombreux touchant aux
aspects juridiques, organisationnels, de gestion RH et de dialogue social dans
ces futurs SCN – DIT de taille a priori réduite en effectif, l'administration
entend réexaminer la nécessité de cette
étape intermédiaire ; par contre, pour des raisons notamment juridiques tenant
notamment à leur compétence géographique nationale, les DLI seront, quant à
elles, constituées sous la forme de Service à Compétence Nationale.
Quant à l'assistance informatique, elle a
fait l'objet d'un débat nourri.
Pour sa part, la CGC s'est
associée au constat unanime des autres
organisations syndicales à propos de la description réductrice des missions des Cellules Micro Informatiques (CMI) par l'administration.
Elle milite pour un rattachement des structures d'assistance auprès des
DLU, plutôt qu'à la sphère informatique, pour des raisons de gestion RH et de
réactvité.
Certaines autres organisations syndicales
ont relevé l'absence de la prise en compte par l'administration de la fonction
dévolue aux gestionnaires de site micro (GSM).
Commencée à 14h30, la séance a été levée
à 19h30, l'administration s'engageant à programmer une réunion concernant les
deux points de l'ordre du jour non traités, à actualiser le document afférent
au recours aux prestations externes et à établir un relevé de conclusions de la
présente session.
(Délégation CGC composée pour le SNCT–CGC de D. HUON et P. GAILLARD et
pour la CGC-Impôts de J. BALLESTER).
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