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SNCT-CGC CGC - Impôts 2, rue
Neuve Saint-Pierre 75181
PARIS Cedex 04 |
GROUPE DE
TRAVAIL SUR
LES SIP
DU 22 JANVIER 2009.
LE DIALOGUE SOCIAL REPREND
DES COULEURS :
DE NOUVELLES AVANCÉES À
CONFIRMER ...
***
Présidé par le directeur général, assisté du
directeur adjoint chargé du pilotage du réseau et des moyens ainsi que de
très nombreux autres collaborateurs, un
groupe de travail sur les services des impôts aux particuliers s’est tenu le 22 janvier. Toutes
les OS étaient présentes à l’ouverture.
Il avait pour
objet deux thèmes, les aspects RH et
organisationnels.
Seul le premier
sujet a été abordé, de façon non exhaustive.
Sur la forme, le directeur général a initié une nouvelle méthode
consistant à exposer le premier point de l’ordre du jour puis à
répondre à chacune des organisations
syndicales en respectant le principe de la
représentativité syndicale, sans avoir au préalable écouté les
déclarations liminaires des OS.
Une organisation syndicale a quitté la séance au bout
d’environ une heure au motif principal que cette méthode ne laissait pas de
place au dialogue social.
Sur le point unique de l’ordre du jour
l’administration a indiqué que trois séquences devaient être examinées ;
les modalités de désignation des futurs
n°1, l’encadrement et la situation des personnels, en particulier ceux de la
filière de gestion publique qui avaient vocation à constituer les SIP.
Préalablement le directeur général a expliqué les
données générales présidant à la création des SIP :
§
Les SIP constituent l’un du triptyque du guichet fiscal
unique avec le pôle de recouvrement spécialisé (PRS) et les trésoreries de
proximité, lesquelles assureront un accueil fiscal de proximité ;
§
les SIP reprennent la cartographie des CDI ;
§
50 CDI dits orphelins ne seront pas transformés en SIP pour
des raisons juridiques, techniques et géographiques ;
§
la taille de ces structures sera raisonnable : de 15 à
60 personnes ;
§
certaines structures actuelles seront réaménagées afin de
leur donner une dimension humaine et managériale ;
§
des CDI sont
susceptibles de rejoindre à terme des trésoreries ;
… / …
I. MODALITÉS DE DÉSIGNATION DES RESPONSABLES DE SIP
Pour M. PARINI, il
nécessaire de donner, dès maintenant,
de la visibilité aux cadres qui seront
impactés par la mise en place des SIP aussi bien aux « patrons et
aux patronnes » qui seront
retenus pour diriger ces structures qu’à ceux qui ne le seront pas afin que ces derniers puissent se
repositionner.
Trois types de critères sont définis pendant la période temporaire (2009 à 2011)
précédant la fusion des grades et des corps :
§
au plan national sans considération de circonstances
locales ;
§
avec objectivité alors que d’autres facteurs pouvaient être
retenus ;
§
lisibles et simples.
Pour l’administration, l’application des ces critères
conduisent aux règles suivantes :
§
examen local de
la situation des cadres SIP par SIP ;
§
pour le départage des cadres des deux réseaux le critère
objectif tend à prendre en considération le grade et l’indice le plus élevés,
lesquels ont du sens puisqu’ils
témoignent du parcours
professionnel ;
§
aucun jugement de valeur ne sera donc porté sur le cadre qui sera ou ne sera pas
retenu ;
§
la remise en cause de ce principe au plan local se fera
sous le contrôle de la CAP pour cause « d’inadaptation avérée », dans
un nombre de cas extrêmement limité ;
§
candidateront à ces emplois les responsables de CDI (IP / IDEP) et de Trésoreries
spécialisées (Insp, RP, TP et
TP1) ainsi que les chefs de trésoreries mixtes si la partie recouvrement
représente plus de 50 % de la charge
totale du service ;
§
la date du 1er septembre 2008 constitue la
date de référence (« photographie ») pour départager à la fois les responsables impactés et les
postes réservés à chacune des deux filières
(« pastillage »);
§
le pastillage aboutit globalement au résultat
suivant : entre 2/3 et ¾ des
postes devraient revenir à la filière fiscale et le reste à la
filière de gestion publique, respectant ainsi l’équilibre dans l’apport des
postes par chacun des deux réseaux tant en nombre qu’en terme indiciaire.
La filière fiscale se voit ainsi attribuer les petits et moyens postes et
l’autre filière les moyens et importants postes, conformément à leurs apports
respectifs ; ce pastillage sera prochainement adressé au réseau ;
§
les cadres non retenus seront reçus pas la DG ;
§
le pourvoiement des
postes qui deviendraient vacants sera assuré dans les conditions
suivantes : a) si le SIP n’est pas effectivement créé il sera offert aux cadres précédemment non
retenus dans le cadre d’une priorité
départementale y compris pour les postes SIE-C libérés, à défaut d’une priorité nationale ; b) si le poste comptable a
été créé, il sera ouvert aux comptables (SIE,…) selon les règles de chaque
filière en fonction du pastillage ;
§
pour les comptables du Trésor évincés de leur poste
comptable, ils bénéficieront d’une garantie financière, sans dégressivité,
portée à 5 ans (déjà rallongée à 4 ans en décembre 2008 ; cependant les comptables des trésoreries
mixtes, dont le recouvrement représente plus de 50 % de la charge totale et qui ne postuleraient pas à un SIP,
ne se verraient pas appliquer cette nouvelle garantie ;
§
en ce qui concerne les pôles
de recouvrement spécialisé, soit une centaine : le pastillage se fera par
moitié pour les ex - DGI et DGCP ;
§
après la période
transitoire, un interclassement global des postes s’appliquera après des
discussions avec les organisations syndicales ; …/…
§
en ce qui concerne les IP des impôts responsables de CDI la
coupure initialement prévue (1ère classe de 3ème échelon)
sera ramenée à IP 1ère classe de 2ème échelon. 17 IP1-2
pourraient alors candidater, 9 l’emporteraient
mais 1 seul poste passerait de la filière gestion publique à la filière
fiscale.
Pour sa part, la CGC a indiqué au directeur général qu’elle :
Ø souscrivait aux principes définis quant au
mode désignation des n°1 des SIP ;
Ø sera vigilante quant à la déclinaison de ces
principes ;
Ø réitérait son point de divergence sur la
coupure placée au niveau des IP de 1ère
classe de 2ème échelon de l’ex-DGI, lui rappelant que pour accéder à
un SIE la règle de gestion actuelle ne pose aucune condition d’échelon pour ce même grade, et qu’il s’était engagé à
ne pas modifier les règles de gestion propres à chacune des deux
filières ;
Ø souhaitait évoquer à nouveau l’harmonisation
indemnitaire des cadres, en particulier celle des IP de la filière fiscale,
illustration d’un déficit flagrant du dialogue social passé.
(L’intervention de la CGC est reproduite en annexe).
En réponse
sur l’éventuel maintien de cette règle
de gestion (IP1-2) et après expertise en cours de séance le directeur, conscient du sentiment
d’injustice ressenti, se dit prêt à examiner dans un sens favorable cette
demande. 21 IP 1-1 de l’ex DGI pourraient alors candidater , 4
l’emporteraient mais 2 postes seulement
passeraient de la filière gestion
publique à la filière fiscale.
Quant à
l’harmonisation du régime indemnitaire des IP impôts, M. PARINI, après avoir
rappelé la diversité de ces régimes dans l’ex – DGI et l’existence d’un
malentendu à ce sujet car in fine le
but est de faire converger l’ensemble des régimes indemnitaires; il s’est
engagé à faire examiner de nouveau la situation particulière des IP impôts sans
référence aux paliers existant à l’ex - DGI.
Ø Pour sa part, la CGC ne désarmera pas sur
sujet, certes complexe, mais qui ne doit pas être un prétexte pour
l’administration pour ne pas aboutir à l’harmonisation promise par le ministre.
Par ailleurs, concernant les IP des deux filières, le
directeur général a émis le souhait de
les réunir prochainement.
II. ENCADREMENT DES SIP
Pour
l’administration, l’encadrement pré existant dans les deux métiers (assiette et
recouvrement) a vocation à rejoindre le SIP lors de sa constitution. Par
ailleurs, le renforcement du niveau
d’encadrement sera examiné au cas pas cas.
N’étant pas directement affecté, l’encadrement
relatif à la filière fiscale reste en l’état.
Pour l’autre
filière, si la charge de la partie recouvrement représente plus de 50% du
total, le cadre accompagne la mission qui sera exercée au niveau du SIP ;
dans le cas inverse, il reste sur la structure d’origine.
L’administration
n’envisage pas la situation consistant à ce qu’un responsable de SIP et son
adjoint appartiennent systématiquement à une filière de gestion différente.
L’administration envisage un régime indemnitaire
aménagé pour les IDEP actuellement responsables de centre des impôts qui
exerceraient la fonction d’adjoint.
…/…
III. PERSONNELS DEVANT REJOINDRE LES SIP
Un premier échange non conclusif a
porté sur les agents du service du recouvrement ayant vocation à rejoindre les
nouvelles structures, l’administration entendant privilégier le métier et
rappelant que les CDI et les trésoreries sont situés dans la même commune,
voire le même bâtiment.
Sur la
demande de certaines autres organisations syndicales souhaitant l’instauration
du principe du volontariat plutôt qu’une affectation de facto, pouvant
s’expliquer par le fait qu’un agent volontaire
est plus motivé et plus à l’aise dans son poste, l’administration a souhaité
prendre le temps de la réflexion et discuter à nouveau de cette problématique
dans une prochaine réunion à fixer.
Pour sa part, la CGC reste très perplexe
quant au principe du volontariat qui risquerait d’affaiblir sensiblement la
filière professionnelle concernée par l’apport d’agents, certes de la filière
de gestion publique, mais sans la
connaissance du métier.
Elle
propose une double piste : un examen individuel des cas d’agents qui pour des raisons majeures ne
souhaitent pas rejoindre un SIP et un
éventuel assouplissement des conditions du droit de retour dans la filière
d’origine pour ceux qui opteraient pour le détachement dans la filière de
gestion fiscale.
L’administration s’est engagée à communiquer par écrit un relevé de décisions ayant
trait à l’ensemble des sujets évoqués
ainsi que de programmer d’autres réunions sur les effectifs, les vacances
d’emplois, l’organisation du dialogue social local, les SIP.
Commencée à 9
h 30 la séance a été levée à 19 h 45.
(Délégation
CGC composée pour le SNCT- CGC d’Alain MORDELET, secrétaire général, et Philippe HORTER, expert, et, pour la CGC -
Impôts de Jacques BALLESTER, secrétaire général, et Marie-Christine CARATY, experte).
******
PRINCIPALE INTERVENTION DE
LA CGC
Monsieur
le Directeur Général,
La CGC vous a entendu à propos de la
définition des principes présidant aux choix des futurs responsables de SIP et
elle y souscrit.
Elle sera
vigilante quant à leur déclinaison sous
la forme de règles et réitère son point de divergence à propos des IP impôts
susceptibles de candidater pour diriger un SIP, sujet sur lequel nous
reviendrons au cours de la discussion d’aujourd’hui.
Lors de notre dernière rencontre du 14 janvier, nous avions tout
particulièrement appelé votre attention sur
la nécessité de la mise en œuvre d’un véritable dialogue social pour
mener à bien la réforme entreprise.
Dans votre lettre adressée aux agents
le 19 décembre 2008, vous avez
vous-même insisté sur votre attachement aux principes de transparence et de
concertation approfondie.
Nous
regrettons cependant de constater, une fois encore, que le thème de
l’harmonisation indemnitaire des cadres qui constitue un des fondamentaux de la
fusion DGI/DGCP n’ait pas été programmé lors d’un groupe de travail au cours
duquel nous aurions pu faire valoir les nombreuses observations et discordances
relevées sur les propositions énoncées dans les fiches qui nous furent
transmises.
Par ailleurs, la communication formelle
de ces éléments le 22 décembre dernier alors que l’harmonisation indemnitaire
se doit d’être effective dès ce mois - ci, traduit en elle-même l’absence de
concertation dénoncée
Nous considérons en conséquence, que les
discussions concernant ce sujet précis ont été totalement éludées.
…/…
Nous avons pu cependant exposer par
courrier les principaux problèmes que pose l’harmonisation envisagée et avons
notamment dénoncé le fait que cette dernière n’aboutit pas dans certains cas à
l’objectif poursuivi.
Cette constatation s’avère
particulièrement éloquente en ce qui concerne les IP de l’ex -DGI pour lesquels
les compléments indemnitaires qui doivent être alloués ne répondent pas à
l’engagement ministériel de l’alignement souhaité. Rappelons que cet ajustement
devait être effectué de façon complète, dans le sens le plus favorable qui soit
pour s’inscrire dans le cadre d’une véritable harmonisation. Or tel n’est pas
le cas.
Le message adressé aux inspecteurs
principaux des impôts par M. RAMBAL, le 14 janvier 2009, tente cependant d’apporter une réponse à
cette absence d’homogénéisation
Il indique en
outre que des modalités sont à l’étude permettant de rendre plus effective, la
convergence d’ici à 2012 des différents régimes actuels.
Cette lettre
a le mérite de reconnaître clairement que l’harmonisation indemnitaire des IP
des impôts n’a pas été opérée et ne le sera sans doute pas avant 2012.
Les raisons
invoquées (hétérogénéité des régimes indemnitaires de la filière fiscale,
conservation de l’étagement existant entre les différents niveaux indemnitaires
des IP de l’ex DGI) sont cependant pour le moins absconses.
A notre sens, l’hétérogénéité des
régimes indemnitaires de la filière fiscale ne saurait faire obstacle à
l’harmonisation ni du régime standard, ni de celui de Centrale, ni des régimes atypiques. Les premiers doivent
en effet, être respectivement harmonisés sur le régime standard et le régime
Centrale de la DGCP. Les autres se doivent de connaître une revalorisation de
leur ACF, en concordance avec celle dont disposent les IP du Trésor et
conserver le complément d’ACF spécifique lié aux fonctions exercées qui n’entre
pas dans le périmètre d’harmonisation.
La conservation de l’étagement existant
entre les différents niveaux indemnitaires des IP des impôts, lequel distingue
deux paliers de montants d’ACF du 1er au 4ème échelon et
du 5ème au 6ème échelon, n’a quant à elle aucun fondement.
L’harmonisation exige au contraire que les paliers existants soient abandonnés
pour prendre en compte la progressivité constatée à tous les échelons du régime
indemnitaire dont bénéficient les IP du Trésor.
C’est d’ailleurs ce qui fut fait
lorsqu’il s’est agi de procéder à l’intégration des IP du Domaine à la DGCP.
Ces derniers ont connu une harmonisation immédiate et totale de leur régime
indemnitaire. L’étagement de leur ACF dans leur direction d’origine n’a en
l’occurrence pas constitué l’obstacle invoqué. Pour quelles raisons cet
étagement devrait-il être pris en compte aujourd’hui pour justifier l’absence
d’harmonisation du régime indemnitaire des IP des impôts sur celui des IP du
Trésor ?
Cette question, comme beaucoup d’autres
restent en suspens, et génère un véritable mécontentement au sein de
l’encadrement.
Nous espérons
cependant que votre attachement à un dialogue social de qualité permettra de
prendre en considération la situation des personnels afin que les discussions
qui sont à l’ordre du jour concernant l’organisation des services puissent se
poursuivre et connaître un déroulement fructueux, dans un climat plus serein.
Merci de votre attention.
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