24 avril 2008 : quel avenir pour France DOMAINE ?
Lors du CTPM du 7 juillet 2005, Jean François COPÉ, Ministre
délégué au Budget et à la Réforme de l’ETAT annonçait : « Nous nourrissons une grande ambition
pour le Service du DOMAINE qui doit à la fois renforcer ses synergies avec la
DGCP et s’affirmer comme un acteur majeur de la nouvelle politique immobilière
de l’ETAT. (…) Soyons clairs : ce que nous proposons est une chance
historique pour ce métier, ceux qui le font et ceux qui vont l'accueillir. Le
DOMAINE n’ira pas à la DGCP pour se réduire au fil du temps, mais au contraire
pour s’intégrer, poursuivre sa modernisation, se développer en tant que de
besoin, et répondre à des objectifs nouveaux. La pérennité de ses différentes
activités est assurée ». Ce discours reflétait une réalité,
parfaitement appréhendée par la commission d’enquête parlementaire présidée par
Georges TRON, député de l’ESSONNE : le Service du DOMAINE était marginal
au sein de la DGI, dont ce n’était pas vraiment le cœur de métier et où il
mobilisait simplement 1,5 % des effectifs.
Le 17 mars dernier un groupe de travail sur les missions domaniales
présidé par M. DUBOST, Chef du Service FRANCE DOMAINE, s’est réuni à BERCY.Les ambitions déclinées par le Ministre Eric
WOERTH, ont été confirmées FRANCE DOMAINE doit incarner l’ETAT
propriétaire et mettre en œuvre sa politique immobilière.Ces objectifs sont
légitimes et ne peuvent être qu’approuvés, Ils concrétisent d’ailleurs des
orientations initiées depuis 1986 par Alain JUPPE, Jean ARTHUIS, Dominique
STRAUSS-KAHN……..
Il reste que pour assurer ses tâches, anciennes et nouvelles, des
moyens humains sont nécessaires à
FRANCE DOMAINE et les opérations de mécanique interne entre la DGI et la DGCP
n’ont quelquefois abouti qu’au transfert de chaises vides. Les enjeux en la
matière sont modestes, au regard des effectifs de la Direction Générale des
Finances Publiques et plus globalement de la Fonction Publique d’ETAT, mais ils sont essentiels pour que FRANCE DOMAINE ait une chance de
réussir.
Sans vouloir sombrer dans
l’utopie de créer de nouveaux emplois publics, ne peut-on envisager des choses
simples : le redéploiement de fonctionnaires d’autres Administrations dont
les missions, au regard de la décentralisation, se restreignent : ceux de
l’Equipement par exemple, déjà présents dans d’autres Départements
ministériels, seraient bien utiles à FRANCE DOMAINE. Il est également
indispensable de professionnaliser le métier, la lecture de la Gazette des
Communes ou du Moniteur des Travaux Publics témoigne que les Collectivités
Locales, pour des Services équivalents (Foncier, Patrimoine) avec lesquels nous
sommes partenaires, recrutent des experts à la formation adaptée, alors que
nous restons sur une problématique de généralistes.

Il faut également savoir
que la règle de l’ancienneté toujours applicable au Protocole de 2006 empêche
aujourd’hui certains agents DGI qui étaient domanistes, mais écartés du
périmètre de transfert au 1er janvier 2007, de rejoindre FRANCE
DOMAINE, simplement parce qu’ils sont administrativement trop jeunes !
Souhaitons que M. DUBOST entende cet appel et
assouplisse les rigidités administratives qui peuvent conduire à l’externalisation.